Coachella 2012 – Review

La ville d’Indio en Californie accueillait pour la 13e année, le festival d’arts et de musique de Coachella. Pour la première fois, la programmation était offerte pour deux week-ends consécutifs copie conforme. Résultat : ceux, qui comme moi ont assisté au deuxième week-end, devaient se retenir de regarder la diffusion Internet de la première fin de semaine, question d’être surpris au minimum par les prestations. Bien évidemment, il aurait fallut être perdu dans un camp de pêche la semaine précédente pour passer à côté du fait que nous aurions la visite inusitée de Tupac au show de clôture de Dr.Dre et Snoop Dogg. Oui, vous l’avez probablement lu vous aussi, le célèbre rappeur était présent sous forme d’hologramme. C’était quand même drôle de voir que Tupac n’avait pas vieilli d’une goutte à côté de ses vieux loups. Bien que le show était pour moi sans surprise, je ne peux m’empêcher de me dire que jamais dans ma vie je n’aurai la chance de voir sur la même scène réuni Dr.Dre, Snoop Dogg, Waren G, Eminem, 50 cents, Wiz Khalifa…

 Pour les «modeuses» comme moi, il était plus que divertissant de regarder les tenues des festivalières. Je peux vous garantir que les belles filles pullulaient par milliers, que les fleurs dans les cheveux étaient une tendance récurrente et que les vêtements légers étaient de mise. En effet, avec une température record au-dessus des 40 degrés, la chaleur était accablante sur le terrain de polo. Chacun y cherchait son petit coin d’ombre, et les beergardens comptaient parmi les endroits les plus achalandés de 14h à 17H. D’un point de vue musical, il reste difficile de faire une critique constructive. Avec les six scènes, il est impossible de tout voir et l’expérience du festival repose plus sur les personnes qui nous entourent, la drogue que l’on consomme (ou pas), et les moments magiques que l’on se crées. En effet, même si on s’est fait un horaire en conséquence des prestations que l’on veut voir, il est trop facile d’y déroger, car la chaleur accablante, les pertes d’énergie, les petits creux et les déplacements difficiles en sont souvent la cause.  Parmi les moments forts de ce festival, je donnerais mon étoile d’or à The Rapture. Moi qui ne connaissais qu’une chanson, je fus agréablement surprise par l’énergie de ce groupe, et que dire de la voix du chanteur. Sur la même scène, une grande déception demeure le spectacle d’A$AP Rocky. Je ne peux pas croire que les prestations rap n’aient pas plus évolué depuis le temps. Le jeune prodige avait invité tous ses amis, leur trouvant probablement une mission ridicule du genre porteur de micro afin de leur soutirer une passe artiste. À un moment, ils étaient rendus plus de 20 sur la scène et je vous dirais que le party était plus «pogné » sur le stage que dans la foule. Mon moment de désespoir fatidique a été sans aucun doute l’arrivée de Master P qui n’avait rien de plus intéressant à raconter. A$AP tu te vantais de vouloir créer un party plus que tu l’as réellement fait. « Sorry bro, It didn’t work for me. » Même Purple Swag était un flop!

Parmi les autres coups de cœur, la performance de M83, At-the-drive-in et Gary Clark Jr. que je vous conseille fortement d’aller voir à Osheaga. The Hives a même fait coucher la foule! Le genre de chanteur dont tu tombes amoureuse huit fois tellement il a du charisme. Florence and the machine ne laissait pas sa place non plus avec une présence féerique. C’est sur l’air de Rabbit Heart (Raise it up) qu’elle a demandé aux hommes de soulever sur leurs épaules les demoiselles qui les entouraient. J’ai été aussi éblouie par la performance de Miike Snow où nous avons eu le droit à une apparition surprise de Lykke Li. Justice ne donnait pas sa place et parmi les bons DJ sets auxquels j’ai assisté, ce fut sans aucun doute Modeselektor et SBTRKT les meilleurs. Bien entendu, je n’ai pas eu la chance de tout voir, c’est toujours un peu une déception que de manquer la prestation d’un des artistes que tu chéris, mais il n’y rien de tel que ce festival pour se sentir « young, wild and free ».